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Quand Napoléon rencontre Kiørboe…

Dans cet article, je vais vous parler de deux destins qui se croisent brièvement à Paris sous le Second Empire : celui d’un saint-loupien devenu empereur et celui d’un garçon danois, fils des Frères Morave devenu peintreJe vais également évoquer la mystérieuse disparition d’une peinture du Louvre et l’arrivée des tables tournantes à Paris… Pour une fois, cet article ne concerne que très brièvement l’atelier Repatchit. C’est plutôt une histoire de curieux hasards, un fait divers historique. Bonne lecture si cela vous tente – sinon à bientôt pour un blog plus classique ! 

Tanja Kiørboe Vanpeene

Kiørboe arrive à Saint-Leu-la-Forêt

Je m’appelle Tanja Kiørboe Vanpeene. En 2012, de retour en France, après quelques années d’expatriation aux Etats-Unis, je m’installe à Saint-Leu-la-Forêt. 

Logo ville impérialeLa même année, cette ville obtient le label de « Ville Impériale », mais je n’y prête pas attention. Je suis trop occupée à lancer mon entreprise ! Dès 2013, Repatchit voit le jour, avec l’ambition de faire connaître la tradition américaine du « memory quilt » en France. 

Les années passent, mon affaire tourne tranquillement, mes enfants grandissent et ma famille prend racine. Je fais connaissance avec les gens de la ville et me rend compte que « ma » ville fourmille de créativité – musiciens, artistes, artisans, auteurs… 

L’artisan rencontre l’artiste

Tanja et ChristineEn 2015, je rencontre une autre saint-loupienne lors d’une formation à la Chambre de Métiers : Christine Orihuela, artiste peintre et animatrice d’ateliers de techniques artistiques et de bien-être. Rapidement, nous décidons de monter des projets ensemble. En 2016, nous travaillons sur des projets pour promouvoir l’artisanat et l’art dans la ville.

Pour mener à bien ces projets, nous nous associons au Syndicat d’Initiative de Saint-Leu-la-Forêt. A travers les rencontres avec les passionnés qui œuvrent pour faire rayonner leur ville, je découvre la richesse du  patrimoine et l’histoire passionnante de Saint-Leu-la-Forêt.

Napoléon III, un saint-loupien fascinant

Eglise Saint-Gilles de Saint-Leu, carte postale ancienneA Saint-Leu-la-Forêt, certains édifices témoignent encore de nos jours de la « présence impériale » sur le territoire. C’est notamment le cas de l’église Saint-Gilles, commandée en 1851 par Charles-Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III).

Napoléon III avait lui-même passé une partie de son enfance avec sa mère la Reine Hortense au Château de Saint Leu entre 1808 et 1815. 

Le destin de Charles-Louis-Napoléon Bonaparte est fascinant. C’était un exilé, le premier président élu par suffrage universel et aussi un empereur…  Mais avant tout cela, pendant sa plus tendre enfance, Charles-Louis était aussi un petit saint-loupien

Ici, le but n’est pas de raconter sa vie, mais plutôt de tourner le regard vers un fait divers, un minuscule détail sans intérêt à l’échelle de l’Histoire de France. 

Le peintre et l’empereur

Kierboë, peintre suédois. Photo trouvé sur Gallica.bnf.fr

Photo trouvé sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53050513d

En 1855, Napoléon III rencontre un peintre qui a gagné un certain renom pour ses motifs animaliers. A son actif, ce dernier a surtout des peintures qui représentent des animaux et des scènes de chasse. Napoléon III lui commande une peinture équestre pour ses appartements au Louvre. Ce peintre s’appelait Carl Friederich Kiørboe

Ce nom vous semble familier ? Mais oui ! Prêt pour un peu d’accro-branche dans un arbre généalogique

Pour faire très (très) court, le père du peintre, Andreas Friedrich Kiørboe, avait un petit-frère, Peter Kiørboe (1778 – 1835) qui eut un fils, Peter August Kiørboe (1810 – 1895), qui eut un fils, Frederick Rudolf Leopold Kiørboe (1841 – 1917) qui eut un fils, Aage Meining Kiørboe (1879 – 1916), qui eut un fils, Flemming Kiørboe (1910 – 1984) qui eut un fils, Flemming Kiørboe (1943 – ) qui eut une fille, Tanja Kiørboe (1971 – ) qui allât s’installer à Saint-Leu-la-Forêt. Oui, c’est moi, coucou !

Ainsi, ce peintre est le neveu de mon arrière-arrière-arrière-arrière-grand père. D’accord, ce n’est pas de la famille proche, mais pour moi, ce fut une découverte absolument fascinante. Quand je me suis installé dans cette ville j’ignorais l’existence des liens entre Saint-Leu-la-Forêt et Napoléon III. J’ignorais aussi l’existence de ce peintre. Je n’ai pas résisté à mener l’enquête pour en savoir plus sur mon ancêtre – et cela a abouti à cet article… 

L’orthographe d’un nom, une science pas si exacte…

Les recherches concernant mon ancêtre furent quelque peu compliquées par le fait que l’on trouve un nombre impressionnant d’orthographes pour son nom. 

Rien que les deux prénoms : Karl, Carl ou Charles ? Fredrik, Frederik, Friedrich, Friederich ou  Frédéric.. ?  Mais le pire, c’est tout de même le nom de famille : Kiørboe ?  Kiörboe ? Kiörboë ? Kiorboe ? Kiorbe? Kioerbe ? Kiorbé ? Kierboï ! Kioerboe ? Corbeau ? !

Sa nationalité semble incertaine aussi. Il est suédois dans la majorité de mes sources, malgré le fait qu’il soit né à Christiansfeld à Schleswig (au Danemark). Son père était norvégien et sa mère suédoise. Certaines sources lui donnent la nationalité danoise, norvégienne, ou même suisse… Ce qui est sûr, c’est qu’il a vécu au Danemark, en Allemagne et en Suède avant de s’installer en France. Ce qui semble certain, c’est qu’il se considérait lui-même comme suédois.  

Parcours professionnel atypique d’un peintre du Second Empire

L’histoire de la vie de Carl Friederich Kiørboe (1799-1876) dessine un destin fascinant, au tournant de l’histoire. La maison des Frères Moraves existe encore à Chrisitansfeld. Merci à Flemming Kioerboe pour cette photo.

Rien ne le destinait à une carrière en tant que peintre. Né à Christiansfeld, dans une communauté des Frères Moraves (une branche relativement peu connue du protestantisme), le petit Carl Friederich intègre l’école de la communauté à 10 ans, en 1809. Mais cela ne se passe pas très bien à l’école…

En 1813, le jeune Carl Friederich doit être envoyé dans une autre communauté des Frères Moraves, à Zeitz. Dans les archives, la Conférence des Anciens note que le départ du garçon doit se faire rapidement : « car à l’heure actuelle il peut y avoir des circonstances critiques dans la congrégation »… Que s’est-il donc passé ? Impossible de le savoir. 

En tout cas, Carl Friederich part à Zeitz en Allemagne. Mais cela ne convient pas non plus. Il ne peut rester. En 1817, son apprentissage dans la communauté des Frères Moraves est interrompu et le jeune homme de 18 ans est envoyé à Altona (à Hambourg) pour entrer comme apprenti chez un commerçant du nom de Sommer. La Conférence des Anciens note son désaccord mais cède sous la pression du père de Carl Friederich qui promet  d’assumer l’entière responsabilité des conséquences.

Le séjour à Altona n’est pas un grand succès non plus. A peine deux ans après, en 1819, le père rapatrie son fils alors âgé de vingt ans pour lui faire intégrer son propre commerce à Christiansfeld.

Mais il faut croire qu’il finit par l’accepter : son fils n’a pas d’aptitude pour le commerce, mais vraiment pas du tout… 

La fin de l’errance

Carl Friederich est ensuite envoyé en Suède, chez son oncle. En effet, le frère de sa mère, Sven Adolf Norling, exerce depuis peu à Stockholm en tant que directeur de l’École Vétérinaire qui vient d’ouvrir.

Sven Adolf Norling

Image de https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ASven_Adolf_Norling.jpg

A Stockholm, Carl Friederich fait des études d’anatomie animale. Son oncle, vétérinaire et hippologiste, lui propose de suivre des études vétérinaires, et encourage son intérêt pour le dessin. Finalement, Carl Friederich semble avoir trouvé quelqu’un qui l’écoute et qui le comprend, ou en tout cas, qui propose des occupations qui lui conviennent !

D’ailleurs, le musée vétérinaire suédois a été d’une grande aide dans mes recherches, merci à eux !  

Carl Friederich fait des études vétérinaires, progresse dans le dessin et se met au pastel puis à l’huile.  

Kongliga Jämtlands Hästjägarkår

Image de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:AMA.0006140.jpg#/media/File:AMA.0006140.jpg

Il intègre le Kongliga Jämtlands Hästjägarkår (le Corps Royal des Chasseurs à Cheval) en 1829 et entame une carrière militaire d’une dizaine d’années.

En même temps, il édite des lithographies avec des portraits de chevaux (« Portraits des chevaux les plus célèbres au haras royal suédois à Strömsholm »), et il participe à la traduction et l’illustration d’un livre intitulé « Biographie de Adam, un drôle de cheval de cavalerie ». Quel titre, ça donne envie de le lire, non ? … Je n’ai pas encore trouvé un exemplaire.

La parenthèse littéraire s’étale sur quelques années de 1829 à 1833. En ce qui concerne sa carrière militaire, il obtient le grade de lieutenant et Capitaine de la Cavalerie avant de quitter l’armée définitivement en 1846.

(Encore) un peintre à Paris

Inondation, peinture de Carl Friederich Kiorboe

Son oeuvre « L’Inondation » aurait été rachetée par l’Etat français en 1850 et devrait se trouver au Musée de Lille, mais ce musée ne l’a pas… Source d’image : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%C3%96versv%C3%A4mningen.jpg#/media/File:%C3%96versv%C3%A4mningen.jpg

Carl Friederich s’installe à Paris.

Il continue son apprentissage en tant que peintre avec Henning, un peintre néerlandais qui habite également Paris. 

Dès 1841, il expose au « Salon » et certaines de ses peintures sont récompensées par des médailles en 1844 et 1846.

En 1846, il se marie avec une veuve française prénommée Hortense. J’ai d’ailleurs des sources qui racontent de drôles d’histoires sur leur relation… 

Ils s’installent à Parc Montretout, à Saint Cloud

(Encore) un empereur à Paris

En 1840, le futur Napoléon III est à Londres en train de préparer un coup d’Etat. C’est un échec qui le conduit tout droit en prison. De 1840 à 1846, pendant que Carl Friederich consolide sa réputation de peintre avec des expositions à Londres et Paris, Louis-Napoléon Bonaparte passe 6 ans en détention au fort de Ham. Passons.

Quelques années plus tard (après évasion, exil et élection), Napoléon devient le président du Second Empire en 1848, puis en 1852, il devient officiellement « Napoléon III, Empereur des Français »

En 1855, la Commission impériale organise l’Exposition universelle. C’est peut-être là qu’ils se rencontrent ? En tout cas, Napoléon III demande à Carl Friederich de faire un portrait équestre.

Le peintre fait deux propositions sous forme d’esquisses pour que Napoléon puisse choisir la façon dont il sera représenté. L’Empereur choisit une posture au galop et le peintre exécute la commande. Selon les annales du Louvre, cette oeuvre grandeur nature fût achetée pour la somme de 8 000 francs (équivalent à environ 20 000 euros de nos jours).

La disparition d’un portrait

Donc, fin 1855 (ou début 1856), Carl Friederich livre son portrait équestre de l’empereur.

Portrait équestre de Napoléon III, par Carl Friederich Kiørboe

Image de http://www.artnet.fr/artistes/carl-fredrik-kiorboe/kejsare-napoleon-iii-ryttarportr%C3%A4tt-hhRKAE9OXw_O4HQ1ZGuSsg2

Mais « on perd sa trace après la livraison au Louvre ». Attendez … On a perdu la trace ? Il s’agit tout de même d’un portrait grandeur nature ! Diantre ! 

Enfin, Paris a traversé de nombreuses périodes tumultueuses depuis 1855, donc il ne serait pas étonnant que ce portrait ait péri. 

Détruit, volé, oublié, qui sait ? 

Mais de nos jours, Internet permet de trouver bien des choses…

Je pense avoir trouvé deux traces intéressantes : un portrait équestre de Napoléon III, signé Carl Friederich Kiørboe, a été vendu en 2011 pour 125.000 couronnes suédoises (environ 12.000 euros) lors d’une vente aux enchères en Suède (Auktionsverket.com). La taille du portrait indiquée est de 163 cm x 130 cm.

Je n’ai pas réussi à entrer en contact avec l’acquéreur. 

Portrait équestre de Napoléon III se trouvant au Nationalmuseum, Suède.

Image de ; http://emp-web-84.zetcom.ch/eMP/eMuseumPlus?service=ExternalInterface&module=collection&objectId=38911&viewType=detailView

Une autre peinture, répertoriée dans les archives du Nationalmuseum en Suède, correspond également à la description (attention, la chaussette du cheval a changé de place…). Vue en photo noir et blanc uniquement, cette oeuvre mesure 163 x 131 cm (202 x 170 x 16 cm avec le cadre).

Au jour de cette publication, le musée n’a pas répondu à ma sollicitation.

Est-ce que l’une de ces peintures correspond à celle qui a disparu du Louvre ? Pour le moment, la question reste sans réponse.

Le fait que je suis tombé sur deux versions un peu différentes semble confirmer que Carl Friederich faisait parfois plusieurs versions d’un même motif. 

L'impératrice Eugénnie à chevaal. Portrait par Carl Friederich Kiørboe.

Carl Friederich Kioerboe (1799-1876), Kejserinde Eugenie til hest, 1853-1876

Carl Friederich a aussi fait une peinture de l’Impératrice Eugénie à cheval, mais celle-la ne semble pas faire partie de la commande pour Louvre. Cette oeuvre se trouve aujourd’hui à Statens Museum for Kunst, à Copenhague. Je n’ai pas pu la voir pour de vrai, car elle dort dans des archives… D’ailleurs le musée l’a acquise en 1919 à l’occasion d’un don fait au musée par Emma Hansen, l’épouse d’un consul général. Encore une piste à poursuivre une autre fois ?! 

En ce qui concerne les autres peintures de Carl Friederich, on est censé en trouver un peu partout dans des musées en Suède, au Danemark, en France… et certainement chez des collectionneurs privés. 

Suite et fin de deux destins croisés 

Au final, les deux hommes, l’empereur et le peintre, Napoléon III et Carl Friederich Kiørboe, quittent tous les deux Paris – à environ un an d’intervalle.

En 1870, Napoléon III part en guerre contre l’armée prussienne. Ensuite c’est la déroute, la captivité, l’exil et ultimement la mort qui attendent l’Empereur. 

Saint Cloud, 1871

Saint Cloud, 1871. Image de http://www.linternaute.com/histoire/magazine/diaporama/06/commune/cafe-d-elcombe-1.shtml#

Quant au peintre, Carl Friederich reste à Paris, même après le décès de sa femme Hortense en 1863. Rien n’indique qu’il prévoit de partir. Il habite toujours à Montretout, à Saint Cloud. Plus âgé que l’Empereur, il doit  fêter ses 72 ans en juin 1871 ! Mais il ne les fêtera pas à Saint Cloud.

Avec la défaite de l’armée de l’empereur arrive le temps de la Commune de Paris au printemps 1871.

Son logement et atelier à Saint Cloud subit des dégâts. Il perd sa collection d’animaux empaillés qu’il utilisait pour ses peintures. Il se réfugie à Dijon, chez sa belle-fille (la fille de Hortense) et son gendre.

Et c’est à Dijon qu’il s’éteint cinq ans plus tard, en 1876. Il ne laisse aucune descendance.

Communication avec les esprits au 74 rue du Chemin de Versailles

Avant de quitter ce monde, Carl Friederich avait déjà une certaine connaissance de l’au-delà puisqu’il est mentionné dans la liste de témoins oculaires d’une séance où un esprit s’était manifesté pour écrire un message (« écriture automatique »). Carl Friederich côtoyait dans ces séances chez le baron Guldenstubbé le Prince Leonide Galitzin de Moscou et l’ambassadeur allemand de la Cour de Wurttemberg.

Ce baron était un des premiers à introduire les tables tournantes pour la communication avec les esprits dans des séances de spiritisme en France ; de plus, c’était un pionnier de l’écriture automatique. Il a écrit plusieurs livres (lui-même je pense…), et il nomme ainsi un de ses témoins « M. Kiorbé, artiste distingué, à Paris, demeurant rue du Chemin de Versailles, 43« . Un voisin, donc, puisque Guldenstubbé lui-même habitât au numéro 74…  Il semble probable que cette rue du Chemin de Versailles soit un prolongement de ce qu’est devenue l’Avenue de Versailles dans le 16ème. Encore une piste…?

LA FIN ???

…Oui il y a encore beaucoup de pistes !

Est-il vrai que, pendant la période où il habite à Stockholm, Carl Friederich noue des liens avec la famille royale, les Bernadottes ? Hortense enferma-t-elle vraiment Carl Friederich pour qu’il finisse ses peintures quand il n’avait pas assez travaillé ? Combien de différentes versions de Napoléon III à cheval a-t-il fait, au final, Carl Friederich ? Quand et comment est-ce que l’original des originaux (celui que Napoléon III avait commandé) a-t-il disparu ?

J’ai du mal à mettre un point final à cet article avec autant de pistes qui brillent comme des petites pépites d’or … Mais il le faut, je dois quitter ce clavier et retourner à ma machine à coudre !  

Si vous avez lu mon article jusqu’au bout, vous l’avez probablement trouvé amusant et/ou intéressant. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, y compris pour me dire quelle piste je devrais, selon vous, poursuivre (et pourquoi) si un jour je reprends des recherches pour faire un autre article sur ce sujet…  Et n’hésitez pas à me le signaler si vous tombez sur plus de « pépites » d’informations liées à toute cette histoire ! 

Saint-Leu-le-Forêt, lundi 26 mars 2018 — Tanja Kiørboe Vanpeene

 

Mes sources 

Cette article a été écrit à partir de multiples sources. La large majorité ont été trouvées grâce à des recherches sur internet via Google. 

Toutefois, 2 exceptions méritent d’être mentionnées :

Plusieurs pages de biographie venant d’un oeuvre concernant la généalogie de la famille Kiørboe ont été mises à disposition par Flemming Kiørboe et Nils Kiørboe. Ces pages ont notamment  inspiré la partie sur l’enfance et la jeunesse de Carl Friederich.

Et la biographie la plus importante qui semble exister à ce jour a été mise à ma disposition en format papier par le musée historique vétérinaire de Skara, Suède (Veterinärhistoriska Museet). Leur aide pour me procurer cette oeuvre très complète et d’une grand qualité a été très appréciée. 

Karl Fredrik Kiørboe : Veterinär, Militär, Konstnär. Meddelande (Veterinärhistoriska museet), Nr. 41. Edité par Skara : Veterinärhistoriska Museet i Skara, 1999.  

Catherine Granger, « La liste civile de Napoléon III : le pouvoir impérial et les arts, Thèse de doctorat en histoire de l’art »Revue d’histoire du XIXe siècle [En ligne], 22 | 2001, mis en ligne le 28 juin 2005, consulté le 15 mars 2018. URL : http://journals.openedition.org/rh19/288 ; DOI : 10.4000/rh19.288

Artnet.fr Liste d’œuvres de Carl Fredrik Kiorboe vendues aux enchères (site en français avec images)

Wikipedia Article concernant Carl Fredrik Kiörboe (disponible sur Wikipedia en Suédois en Allemand)

Wikipedia Article concernant Sven Adolf Norling (en suédois)

Welbachs Kunstnerleksikon Article concernant Carl Friederich Kiørboe (en danois)

Nationalmuseum.se ; Photo noir et blanc de Napoléon III à cheval

Statens Museum for Kunst : Photo couleur de la peinture de l’Impératrice Eugénie à cheval, et informations concernant la peinture de Carl Friederich Kiørboe en danois. 

Store Norske Leksikon  article concernant Carl Fredrik Kiørboe en norvégien. 

Nordisk Familiebog (1911) version numérisée. Article concernant  Karl Fredrik Kiörboe

Auction.fr maison de ventes aux enchères, faisant mention de Karl KIOERBOE 

Journal des haras, chasses, et courses de chevaux, des progrès des sciences zooïatriques et de médecine comparée : Volume 4, livre numérisé faisant mention de Kiorbé et le Salon 1846.

Bibliothèque Nationale de France Photographie de Kierboï en provenance de l’atelier Nadar (image, texte en français). Par ailleurs, il y a une Page BNF de Carl Fredrik Kiörboe / Kiorbe / Kiorbé / Kiorboe. Et la photographie de Nadar est également référencée sous le ministère de la Culture

Teutsche Zietschrift für die gesammte Thierheilkunde par Krieger, 1830. Livre numérisé en allemand. Mention du livre avec lithographie, par C. F. Kioerbe 

Le musée des Sorcières, Mages et Alchimistes Grillot de Givry (1929) fait mention de M. Kiorbé

The Spirit Book: The Encyclopedia of Clairvoyance, Channeling, and Spirit Communication Raymond Buckland fait mention de Kiorboe

The Hope Gallery mini-biographie de Carl Frederik Kiørboe.

National Portrait Gallery  une photographie de Carl Frederik Kiorboe, fait par A. Legras.

Art signature dictionary : Signature confirmée de Carl Fredrik Kiörboe.

Wikidata : Fiche sur Carl Fredrik Kiörboe.

English Version: When Napoleon met Kiørboe (Extra! Extra! Read all about it!)

In this blog I shall tell the tale of two fates briefly intertwined in Paris during the Second Empire: On one side a boy from Saint-Leu who became emperor and on the other a Danish boy from the Unity of Brethren who became painter. I shall also tell you about the mysterious disappearance of a painting from the Louvre and the early days of spiritism in Paris… For once, this blog will say almost nothing of Repatchit. It is a story about strange coincidences – indeed, you may say that it is a historical « fun facts » news item. Please read on if this appeals to you – otherwise, see you soon for a more typical blog!

Tanja Kiørboe Vanpeene

Kiørboe arrives in Saint-Leu-la-Forêt

My name is Tanja Kiørboe Vanpeene. In 2012, when I moved back to France after a few years in the US, I settled in Saint-Leu-la-Forêt. 

Logo "Ville impériale"The same year, this town became « Ville Impériale », but I did not pay much attention to that: I was busy starting my business! In 2013, Repatchit was launched, with the ambition of introducing the American tradition of « memory quilts » in France. 

Some years went by, business was steady, my children grew up and my family took root. I got to know the locals and realized that « my » town was teeming with creativity – musicians, artists, crafters and makers, writers… 

The meeting of crafts and arts 

Tanja et ChristineIn 2015, I met another « saint-loupienne » during a class at the Chambre de Métiers: Christine Orihuela who paints and organizes sessions of arts & well-being. We rapidly decided to collaborate. By 2016, we worked on several projects to promote arts and crafts in Saint-Leu-la-Forêt.

In order to carry out these projects, we started working with the Tourist Office of Saint-Leu-la-Forêt. Through the meetings with these passionate people I discovered the fascinating architectural and historical heritage of Saint-Leu-la-Forêt.

Napoléon III, a captivating « saint-loupien »

Eglise Saint-Gilles de Saint-Leu, carte postale ancienneTo this day, several buildings in Saint-Leu-la-Forêt tell the tale of the imperial presence on the territory. The church Saint-Gilles is a  spectacular example of this, as it was completely restored in 1851 by Charles-Louis-Napoléon Bonaparte (the futur Napoléon III). He spent a good part of his childhood from 1808 to 1815, with his mother, Queen Consort  Hortense, at Saint Leu Castle

The fate of Charles-Louis-Napoléon Bonaparte is truly captivating. He went from exile to becoming the first French president elected by universal suffrage, and then on to Emperor…  But well before all of that, during his early childhood, Charles-Louis was also a saint-loupien! But this blog has no ambition of re-telling his whole life. Let us rather contemplate a tiny detail, a meeting utterly unworthy of being mentioned in the history books… 

The Painter and the Emperor

Kierboë, peintre suédois. Photo trouvé sur Gallica.bnf.fr

Photo trouvé sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53050513d

In 1855, Napoléon III meets a painter who has become renowned for his animal paintings. From him, Napoléon III orders an equestrian  portrait for his Louvre apartments. The name of the painter is Carl Friederich Kiørboe

Does that name ring a bell? I’m sure it does! Let’s get ready for a quick climb up into the family tree

To make it (extremely) short, the father of the painter, Andreas Friedrich Kiørboe, had a brother, Peter Kiørboe (1778 – 1835) who got a son, Peter August Kiørboe (1810 – 1895), who got a son, Frederick Rudolf Leopold Kiørboe (1841 – 1917) who got a son, Aage Meining Kiørboe (1879 – 1916), who got a son, Flemming Kiørboe (1910 – 1984) who got a son, Flemming Kiørboe (1943 – ) who got a daughter, Tanja Kiørboe (1971 – ) who ended up settling down in Saint-Leu-la-Forêt. Yeap, that’s me, hello there!  

Thusly, this painter is actually the nephew of my great-great-great-great-grand father. I completely agree that it is not what you would call closely related – but to me it was a fascinating discovery. When I settled in this town I did not know that Saint-Leu-la-Forêt was particularly linked to Napoléon III. Neither did I know anything about this painter. Once I found out, I could not resist the urge to dig deeper to learn more about my ancestor – and my research ended up becoming this blog article… 

The spelling of a name…

My quest became a tad complicated because the name can be written in so many different ways.

To begin with, he has two first names which varies: Karl, Carl or Charles? Fredrik, Frederik, Friedrich, Friederich or  Frédéric?  But the family name is even worse: Kiørboe ?  Kiörboe ? Kiörboë ? Kiorboe ? Kiorbe? Kioerbe ? Kiorbé ? Kierboï ! Kioerboe ? Corbeau ? !

His nationality is questionable too. He is described as being Swedish by most of my sources, even though he was born in Christiansfeld in Schleswig (Denmark). His father was Norwegian and his mother Swedish. According to some sources he was Danish. Others say Norwegian or even Swiss. All that I can say for sure is that he lived in Denmark, Germany and Sweden before settling in France. And it seems clear that he saw himself as Swedish.

The peculiar career of a Second Empire painter

The story about the life of Carl Friederich Kiørboe (1799-1876) is a tale of a fascinating fate at a turning point in history. La maison des Frères Moraves existe encore à Chrisitansfeld. Merci à Flemming Kioerboe pour cette photo.

Nothing seemed to destine him to become a painter. Born in Christiansfeld, in a congregation of the Unity of Brethren (a not-so-well-known branch of the Protestant church), little Carl Friederich enters the school of the congregation when he is 10 years old, in 1809. But school doesn’t work out so well for him…

In 1813, young Carl Friederich must be sent away to a different community of the Unity of Brethren, in Zeitz. In the archives, the Conference of Elders notes that the boy’s departure must happen quickly: « for at the present time there could be critical circumstances for the congregation »… What on earth had happened? Unfortunately, we have no way of knowing. 

Carl Friederich travels to Zeitz in Germany. But that doesn’t seem to work out so well either. He cannot stay. In 1817, his apprenticeship within the congregation of the Unity of Brethren is brought to an end as the young man (now 18 years old) is sent to Altona (Hamburg) where he is apprenticed to a tradesman named Sommer. The Conference of Elders states its disagreement… but gives way at the insistence of Carl Friederich’s father who promises to take full responsibility for the consequences.

Altona doesn’t seem to have been a huge success either. Barely two years later, in 1819, the father calls back his now twenty-year-old son to have him enter the family business in  Christiansfeld.

Then, I think (hope), the parents must have ended up accepting that their son was not made for a commercial career.

Finding his place

The end of the struggle to find his place is near… Carl Friederich is sent to Sweden where  his uncle (his mother’s brother, Sven Adolf Norling), has become the director of the newly-founded Veterinary School.

Sven Adolf Norling

Image de https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ASven_Adolf_Norling.jpg

In Stockholm, Carl Friederich studies animal anatomy. His uncle, veterinary and hippologist, urges him to enter the veterinary school and encourages his desire to draw. Carl Friederich seems to have finally found someone who listens and understands – or at least, someone whose suggestions suit him!

(At this point I must add a thank-you note to the Swedish veterinary museum  which was very helpful in my research: Thanks!)

Carl Friederich undertakes veterinary studies, continues drawing and takes up painting with pastels, then oil painting.  

Kongliga Jämtlands Hästjägarkår

Image de https://commons.wikimedia.org/wiki/File:AMA.0006140.jpg#/media/File:AMA.0006140.jpg

He joins the Kongliga Jämtlands Hästjägarkår (the Royal Corps of mounted hunters) in 1829 thereby engaging in a military career of about ten years. 

Simultaneously, he co-edits lithographies with horse portraits (« Portraits des chevaux les plus célèbres ou haras royal suédois à Strömsholm »), and he helps translating and illustrating a book called « Biography of the remarkable cavalry horse Adam ». What a title, makes you want to read it, doesn’t it? I haven’t found the actual book yet.

This literary phase goes on for a few years, from 1829 à 1833. As for his military career, he is promoted lieutenant and Captain in the Cavalry before he leaves the army for good in 1846.

A(nother) painter in Paris

Inondation, peinture de Carl Friederich Kiorboe

Son oeuvre « L’Inondation » aurait été rachetée par l’Etat français en 1850 et devrait se trouver au Musée de Lille, mais ce musée ne l’a pas… Source d’image : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%C3%96versv%C3%A4mningen.jpg#/media/File:%C3%96versv%C3%A4mningen.jpg

Carl Friederich settles down in Paris.

His painting skills improves under the guidance of the Dutch painter Henning (who also lives in Paris). 

As early as 1841, he exhibit his paintings at the « Salon » and some of his paintings win prizes in 1844 and 1846.

In 1846, he marries a French widow by the name of  Hortense. Several sources tell strange tales about their relationship…  

They move to Parc Montretout, in Saint Cloud

A(nother) emperor in Paris

By 1840, the future Napoléon III is still in London, busy preparing a coup d’Etat which turns out to be a complete failure, leading him straight to prison. From 1840 to 1846, while Carl Friederich really establishes himself as painter, exhibiting his paintings in London and Paris, Louis-Napoléon Bonaparte spends 6 years in detention at the Fortress of Ham. But let’s not linger on that.

A few years later (after managing to escape, getting exiled and then getting elected), Napoléon becomes the President of the Second Empire in 1848. Then, by 1852, he officially becomes « Napoléon III, Emperor of the French »

In 1855, the Imperial Commission organizes the « Exposition universelle« . Perhaps that is where they meet? At any rate, Napoléon III asks Carl Friederich to make an equestrian portrait.

The painter makes two sketches so that the emperor can choose how he wants to be depicted. The Emperor choose to be seen galloping and the painter goes to work. According the Louvre archives, this full-sized painting was bought for the sum of 8.000 francs (the equivalent of about 20.000 euros today).

The plot thickens and the portrait vanishes 

So, late 1855 (or perhaps early 1856), Carl Friederich has done the job and hands in the equestrian portrait of the Emperor. 

Portrait équestre de Napoléon III, par Carl Friederich Kiørboe

Image de http://www.artnet.fr/artistes/carl-fredrik-kiorboe/kejsare-napoleon-iii-ryttarportr%C3%A4tt-hhRKAE9OXw_O4HQ1ZGuSsg2

But after it arrives at Louvre, they  « lose track of it ».

Wait … Lose track of it ? By Jove, this is a full-sized imperial portrait we’re talking about! 

Oh well.  Paris has been through a lot of dark and stormy times since 1855, so I suppose it is not surprising if this portrait has been lost. 

Destroyed, stolen or forgotten, who knows? 

Today, however, it is possible to find almost anything on the internet…

I think I have found two interesting leads: An equestrian portrait of Napoléon III, signed Carl Friederich Kiørboe, was sold in 2011 for 125.000 Swedish crowns (about 12.000 euros) at an auction in Sweden (Auktionsverket.com). Reportedly, the size of the portrait is 63 cm x 130 cm.

I haven’t managed to get in touch with the buyer. 

Portrait équestre de Napoléon III se trouvant au Nationalmuseum, Suède.

Image de ; http://emp-web-84.zetcom.ch/eMP/eMuseumPlus?service=ExternalInterface&module=collection&objectId=38911&viewType=detailView

Another painting, listed in the archives of the Nationalmuseum in Sweden, also matches the description (but watch out, the horse’s sock is on a different leg…). Found in black-and-white photo only, this painting is just about the same size: 163 x 131 cm (or, apparently, 202 x 170 x 16 cm when you include the frame which isn’t in the photo).

As I write this, the museum has not yet answered my mails. 

Is one of these paintings the one that went missing from the Louvre? So far, this question stands unanswered. 

The fact that I have found two paintings, different yet so similar, seems to confirm that Carl Friederich sometimes made multiple versions of the same painting.

L'impératrice Eugénnie à chevaal. Portrait par Carl Friederich Kiørboe.

Carl Friederich Kioerboe (1799-1876), Kejserinde Eugenie til hest, 1853-1876

Carl Friederich also painted Empress Eugénie on horseback, but this painting doesn’t seem to be part of the order for Louvre. This painting is today at Statens Museum for Kunst, in Copenhagen. I haven’t been able to see it, since it is resting in the archives... By the way, the museum got it in 1919 as part of a donation from Emma Hansen, the wife of a Consul General. Yet another lead for some other time?

As for the other paintings by Carl Friederich, they are scattered over museums in Sweden, Denmark, France… and surely in private collections.  

End of the road for two paths which crossed

In the end, the two men – the Emperor and the painter, Napoléon III and Carl Friederich Kiørboe, both leaves Paris within a year of each other. 

In 1870, Napoléon III goes to war against the Prussian army. From there, the road that awaits the Emperor leads him to crisis, captivity, exile – and death. 

Saint Cloud, 1871

Saint Cloud, 1871. Image de http://www.linternaute.com/histoire/magazine/diaporama/06/commune/cafe-d-elcombe-1.shtml#

As for the painter, Carl Friederich remains in Paris, even after the demise of his wife Hortense in 1863. Nothing seems to indicate that he wants to leave. He still lives in Montretout, in Saint Cloud. Older than the Emperor, he’s going to reach the age of 72 by June 1871! But by then he is no longer in Saint Cloud.

After the defeat of the Imperial army comes the time of the Paris commune during spring 1871.

His home and workshop in Saint Cloud are damaged. He loses his collection of stuffed animals that he used for his paintings. He escapes to Dijon where he moves in with his stepdaughter (Hortense’s daughter) and her husband.

And Dijon is where he draws his last breath five years later, in 1876. He leaves no descendants.

Communicating with the spirits on Rue du Chemin de Versailles 74 

Before he left this world, Carl Friederich had already had some other-worldy encounters. He is mentioned in the list of eye-witnesses for some spiritism meetings during which a spirit had written a message (« automatic writing »). Carl Friederich attended these meetings, held by baron Guldenstubbé, in the company of Prince Leonide Galitzin of Moscow and the German ambassador of the Court of Wurttemberg.

The baron was one of the firts to introduce table-turning to communicate with the deceased in spiritism in France, and he was a pioneer of automatic writing. He wrote several books (himself, I think…), and he describes one of his witnesses thusly « M. Kiorbé, distinguished artist, in Paris, living at rue du Chemin de Versailles, 43« . A neighbor, then, since Guldenstubbé himself lives in number 74…  It seems likely that this rue du Chemin de Versailles was a prolongation of what has become Avenue de Versailles in the 16th arrondisseent of Paris. Another lead…? 

THE END???

…Oh but so many leads remains unexplored!

Is it true that, while living in Stockholm, Carl Friederich became a personal friend of the Royal family, the Bernadottes? Did Hortense really lock up Carl Friederich until he finished his paintings when he hadn’t been working enough? How many versions of Napoleon III on horseback did Carl Friederich actually paint? When and how did the original of the originals go missing (the one that was ordered by, painted for and delivered to Napoléon III)?

It is so hard to stop while there are so many intriguing leads glittering here and there like tiny gems But I must stop, I must leave this computer keyboard for now and get back to my sewing machine!  

If you have read the whole article I hope you’ve found it fun and/or interesting. Please feel free to comment on it, let me know if you come across information which might be linked to some part of the story – and let me know what lead you think I should pursue. 

Saint-Leu-le-Forêt, Monday 26th of March 2018 — Tanja Kiørboe Vanpeene

 

My sources 

This article has been written after consulting a large nummber of different sources. Most of these sourceshave been found through Google internet searches. 

However, two exceptions must be pointed out:

Several pages of biography from a book about the genealogy of the Kiørboe family have been made available by Flemming Kiørboe and Nils Kiørboe. These ages have particularly inspired the paragraphs about the childhood and youth of Carl Friederich.

And what is probably the most extensive biography made to this very day was made available in paper version by the Veterinary Museum in Skara, Sweden (Veterinärhistoriska Museet). Their help in procuring me this very complete work of outstanding quality has ben much appreciated. 

Karl Fredrik Kiørboe : Veterinär, Militär, Konstnär. Meddelande (Veterinärhistoriska museet), Nr. 41. Edited by Skara : Veterinärhistoriska Museet i Skara, 1999.  

Catherine Granger, « La liste civile de Napoléon III : le pouvoir impérial et les arts, Thèse de doctorat en histoire de l’art »Revue d’histoire du XIXe siècle [En ligne], 22 | 2001, mis en ligne le 28 juin 2005, consulté le 15 mars 2018. URL : http://journals.openedition.org/rh19/288 ; DOI : 10.4000/rh19.288

Artnet.fr List of paintings by Carl Fredrik Kiorboe sold on auctions

Wikipedia Article about Carl Fredrik Kiörboe (available on Wikipedia in Swedish and German)

Wikipedia Article about Sven Adolf Norling 

Welbachs Kunstnerleksikon Article about Carl Friederich Kiørboe 

Nationalmuseum.se ; Photo in black-and-white of painting of Napoléon III on horseback

Statens Museum for Kunst : Color photo of the painting Empress Eugénie on horseback by Carl Friederich Kiørboe

Store Norske Leksikon  article about Carl Fredrik Kiørboe

Nordisk Familiebog (1911) digitalized version. Article about Karl Fredrik Kiörboe

Auction.fr auction house mentioning Karl KIOERBOE 

Journal des haras, chasses, et courses de chevaux, des progrès des sciences zooïatriques et de médecine comparée : Volume 4, digitalized version mentioning Kiorbé and the « Salon » 1846.

Bibliothèque Nationale de France Photography of Kierboï from Nadar. See also Page BNF about Carl Fredrik Kiörboe / Kiorbe / Kiorbé / Kiorboe. The photography from Nadar is also referenced by the ministère de la Culture

Teutsche Zietschrift für die gesammte Thierheilkunde by Krieger, 1830. Digitalized book in German, mentioning the book with litography by C. F. Kioerbe 

Le musée des Sorcières, Mages et Alchimistes Grillot de Givry (1929) mentions M. Kiorbé

The Spirit Book: The Encyclopedia of Clairvoyance, Channeling, and Spirit Communication Raymond Buckland mentions Kiorboe

The Hope Gallery tiny biography of Carl Frederik Kiørboe.

National Portrait Gallery  photography of Carl Frederik Kiorboe, by A. Legras.

Art signature dictionary: Confirmed signature of Carl Fredrik Kiörboe.

Wikidata: Data on Carl Fredrik Kiörboe.