Un des sujets pour le bac de philo cette année était « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » …
Ce sujet m’en a inspiré un autre, à savoir : « Avons-nous la maîtrise de nos réseaux sociaux ? »
Avec mon activité de création de patchworks de souvenirs – avec Repatchit – j’alimente un site internet, une page Facebook, un compte Instagram, une chaîne YouTube, un profil LinkedIn…
"Oui, je maîtrise mes réseaux sociaux"
Ma fréquence de publication varie beaucoup selon les plateformes. Quand je parles de « réseaux sociaux », je pense surtout à Instagram et Facebook.
En semaine, quand je travaille dans mon atelier sur les projets de patchwork personnalisé pour mes clients, j’essaye de faire une publication par jour sur Facebook et sur Instagram.
Ma « fanbase » n’est pas géante comparé à d’autres aujourd’hui – presque 800 personnes sur Facebook et un peu plus de 300 sur Instagram.
J’aime beaucoup de voir les « likes » et les commentaires, car travaillant seule dans mon atelier chaque jour, j’apprécie réellement le côté social des réseaux – qui existe, malgré tout !
Je choisis consciemment ce que je publie. La plupart du temps, c’est rapide et simple, en fonction de ce qui se passe ce jour-là et que je pense va intéresser mes « followers ». Et parfois je prends le temps de prévoir des campagnes plus structurées pour mettre le focus sur un produit ou un évènement.
Jusque-là, je dirais que OUI, je « maîtrise » mes réseaux sociaux. Je sais pourquoi je les utilise et comment les utiliser.
L'hypnose des réseaux
MAIS il y a une contrepartie… Je subis l’effet hypnotique des réseaux sociaux… Vous savez peut-être de quoi je parle ? Pour ma part, il y a 2 scénarios qui arrivent plusieurs fois par jour ; je vois que j’ai une notification – ou je veux faire une publication.
Donc je fais quoi ? Je clique sur l’icône de l’application en question, Facebook ou Instagram. Et … 10 ou 20 minutes plus tard, je lève la tête… et je me rends compte que je n’ai pas du tout regardé la notification ou fait la publication !!!
C’est in-cro-yable à quel point Facebook et Instagram sont hypnotisants…
Et ce « détail » me pose un problème. Je perds un peu de mon temps chaque jour. Bien sûr, je m’amuse à regarder le contenu ! Mais cela arrive à des moments où je n’ai pas choisi consciemment de faire une pause.
Un autre aspect concerne ma dépendance à leur égard : je pense que je suis obligée d’être sur les réseaux pour continuer à faire vivre mon entreprise. Je m’explique…
Les points de contacts
Je n’ai pas « pignon sur rue » et j’ai fait le choix de limiter très fortement ma participation à des expos et salons.
Du coup, les réseaux – et mon site internet – sont mes principaux points de contacts pour rencontrer des nouveaux clients.
A vrai dire, mon site internet remplit très bien son rôle : Le site permet aux internautes de me trouver. C’est très important pour mon entreprise, car c’est comme ça que la plupart de mes commandes arrivent ! Une personne quelque part à l’idée de faire faire un patchwork de souvenirs, elle cherche, elle trouve mon site internet, elle me contacte…. On discute de son projet et souvent la commande arrive.
Mais je m’égare : le site internet ne fait pas partie des « réseaux sociaux » et je ne me pose pas la question de savoir si je le maitrise !
La nature des réseaux
Les réseaux sociaux sont différents comparé à un site internet, par leur nature et leur fonctionnement.
Ils cherchent à nous captiver, parfois malgré nous. Je dis « ils » … mais je devrais dire « nous » : quand je fais des publications, j’espère bien capter l’intérêt de gens, attirer des vues et des likes et des commentaires.
Et c’est la même chose pour quiconque y est présent, chaque page, chaque personne – peu importe sa motivation de base, cela se traduit par un désir d’attirer l’attention.
Et les algorithmes renforcent les tendances.
En conclusion...
En conclusion, je trouve que c’est plutôt facile de contrôler ce que je donne, mais très difficile de maitriser ce que je reçois ou « consomme ».
Et en écrivant cet article, je me suis rendu compte que la maîtrise la plus fondamentale m’échappe ; je me crois obligé de continuer à publier sur les réseaux sociaux même si objectivement je constate que c’est mon site internet – et non pas les réseaux sociaux – qui me mets en contact avec la plupart des nouveaux clients.
Mais je n’envisage pas d’arrêter de publier. Comme je disais, j’apprécie vraiment le contact journalier via les likes et les commentaires.
Peut-être je me mens un petit peu à moi-même, inconsciemment, pour sauver la face, mais je vais conclure que même sans les maîtriser, les réseaux sociaux valent le temps que j’y passe, justement pour le côté social.
Je voudrais vous dire merci d’être là, dans ce bout d’espace numérique choisi et partagé qu’est ce blog, et … n’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux
À très vite pour de futures créations, Tanja / Repatchit